J'ai lu avec beaucoup d'attention votre ouvrage et je me suis rendu compte que lors d'une G.A.V. en 2004, j'avais suivi les conseils que vous donnez.
Néanmoins je voudrais attirer votre attention sur un procédé qui est désormais devenu courant et qu'appliquent avec diligence les services de flics quand ils se trouvent confrontés à des récalcitrants dans mon genre. Je pense que dans les suites de la G.A.V. vous devriez compléter l'information de vos lecteurs avec les leçons de ma mésaventure.

Interpellé sur la voie publique, et fouillé à corps sur place on a trouvé sur moi un appareil électronique (en vente libre) délivrant des décharges électriques, appareil de self-défense. Je vous passe l'attitude de ces flics provocants qui ont essayé de me mettre dans mon tort en m'insultant, j'ai su me maîtriser....
Le lendemain mis en présence d'un O.P.J. j'ai refusé toute déclaration et invité notre O.P.J. à clore son P.V. par la mention"persiste et ne signe pas" !!!.....
On m'a confronté à un médecin appointé par l'administration cinq minutes sans que je soupçonne un seul instant la suite des évènements.
Remis en geôle, quelques heures plus tard j'ai été transféré dans un hôpital psychiatrique où j'ai appris qu'à la demande du préfet, j'étais en « hospitalisation d'office ».
J'ignorais la loi qui m'aurait permis de m'en sortir dans les 24 heures, aussi j'ai passé 18 jours enfermé (de façon d'ailleurs assez confortable mis à part que j'ai dû me débarrasser des cachets que l'on voulait me faire ingurgiter).

Il est impératif de donner à vos lecteurs les conseils suivants:
1) Toujours avoir sur soi une carte téléphonique France Télécom qui permet de téléphoner dans les cabines publiques (Il y a toujours dans les établissements psy ce type d'appareil) car sinon vous êtes coupés du monde extérieur, donc impuissant.
2) Toujours avoir les coordonnées d'un avocat auquel il faut demander conformément au Code de la Santé publique d'agir en référé pour obtenir votre élargissement.
Sans ces deux éléments indispensables et sans contact avec l'extérieur, point de salut; vous êtes à la merci du corps médical. En effet le médecin de l'hôpital psy. qui vous reçoit dans les 24h. de votre arrivée conformément au Code de la Santé publique ne démentira jamais le certificat délivré par le précédent médecin appointé par l'administration lui-même étant de connivence avec l'O.P.J.

J'ai attaqué l'arrêté préfectoral de mon hospitalisation d'office devant le Tribunal Administratif car le certificat médical du premier médecin n'avait pas été joint à la notification tardive de l'hospitalisation d’office qui m'a été faite alors que j'étais toujours embastillé. J'ai obtenu gain de cause. Dites surtout à vos lecteurs que pour se faire payer par l'Etat, il est préférable de s'en charger soi-même, les avocats sont notoirement incompétents dans cette phase.
Il suffit de leur réclamer la grosse exécutoire et d'en envoyer une copie au Service de la Dépense de la Trésorerie Générale du département concerné. Eviter de s'adresser directement à la Préfecture qui pourtant représente l'Etat et devrait payer ce à quoi il est condamné dans les 2 mois du jugement. En effet, soit ils vous « baladent », soit ils ne répondent même pas. Il me reste maintenant à obtenir des dommages-intérêts devant le T.G.I. et la condamnation de l'Etat au paiement de certains frais restant à la charge du patient, que j'ai bien évidemment refusé de payer.

Les pratiques "soviétiques" d'internement en hôpital psy se multiplient de plus en plus car cela permet aux flics de se débarrasser des récalcitrants à bon compte.
Par contre si les citoyens se mobilisent et font condamner l'Etat à chaque fois, ces pratiques cesseront car elles s'avèreront pour lui trop coûteuses et les O.P.J. concernés commenceront à se prendre des râteaux. Bon courage à tous...