Des peines d'emprisonnement minimum ont été prévues en cas de condamnation en état de récidive (art 132-19-1 du CP).

Pour le tribunal correctionnel, ces peines sont de:
1 an pour un délit punissable de 3 ans d'emprisonnement
2 ans pour un délit punissable de 5 ans d'emprisonnement
3 ans pour un délit punissable de 7 ans d'emprisonnement
4 ans pour un délit punissable de 10 ans d'emprisonnement

Le tribunal peut toutefois prononcer des peines d'emprisonnement inférieures, ou des peines alternative à la prison, suivant « les circonstances de l'infraction » ou « la personnalité de son auteur ou des garanties d'insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci ». Toutefois, la décision doit « être spécialement motivée », c'est à dire que le tribunal doit expliquer par écrit les raisons qui l'ont conduit à ne pas prononcer la peine minimum. Autant dire que, dans le cadre d'une justice soumise à des impératifs de rendement, et en particulier en cas de comparution immédiate, il est assuré que cette possibilité sera rarement exploitée par des juges débordés.

Par ailleurs, pour certains délits comme les violences volontaires, les agressions sexuelles ou les délits punis de dix ans d'emprisonnement, le tribunal est obligé de prononcer une peine d'emprisonnement, même si celle-ci peut être inférieure aux minimums prévus mais uniquement en cas de garanties « exceptionnelles » d'insertion ou de réinsertion.

Autant dire que le statut social du prévenu sera déterminant, et qu'il est conseillé de se trouver des perspectives d'emploi, de stage, d'études ou de soutien familial à faire valoir devant le tribunal.